Sur chaque spéciale du Dakar Classic, la moindre immobilisation menace la moyenne de régularité et peut compromettre l’étape. Bolides Racing Team répond à ce défi avec un camion d’assistance engagé sur la piste et chargé des pièces critiques. L’engin complète le travail de l’atelier bivouac pour garantir que le véhicule reparte au plus vite, sans pénalité.


Notre offre d’assistance en cas de panne pendant la course
La formule 360° de Bolides Racing Team pour l’assistance sur le Dakar Classic s’appuie sur un camion rapide engagé officiellement :
- Il suit l’ordre de passage des équipages, équipé de pièces détachées sélectionnées avant le départ (prélevées dans vos malles) et d’un outillage poids lourd.
- À la moindre alerte, il rejoint le point GPS transmis par l’équipage, réalise la réparation sur place ou, si l’environnement l’impose, tracte le véhicule jusqu’à la sortie de spéciale afin que la voiture rallie le bivouac dans les temps impartis.
Cette capacité à intervenir « in situ » évite l’abandon pour un flexible de frein sectionné, une rotule grippée ou un arbre de transmission endommagé. Autant d’avaries répertoriées dans l’historique du rallye et anticipées dans le stock chargé à bord du camion.
Quelle est la procédure à suivre en cas de panne ?

1- Signalement : dès qu’un problème technique immobilise la voiture, l’équipage avertit notre base par téléphone satellite. Le message inclut : numéro de course, kilométrage, nature estimée du problème.

2- Rendez-vous : le camion d’assistance quitte son point d’attente, rejoint la position GPS et confirme visuellement le besoin.

3- Diagnostic express : les mécaniciens identifient la cause. Si la réparation est réalisable en moins de trente minutes, elle est effectuée sur place.

4- Solution de repli : lorsque la réparation excède ce créneau ou nécessite un pont, le véhicule est remorqué jusqu’à la sortie de la spéciale, puis transporté au bivouac pour intervention lourde sous l’auvent atelier.
Cette chaîne d’action respecte la réglementation : aucune assistance extérieure n’est autorisée hors zone neutralisée et le temps perdu reste dans la fenêtre de rattrapage prévue par l’Annexe T7.

Foire aux questions
Comment anticiper les problèmes techniques en course ?
La prévention commence plusieurs mois avant le départ : contrôle mécanique complet, roulages tests sur graviers et sable et constitution d’une liste de pièces critiques (courroies, filtres, rotules, disques, durites). Ces éléments sont placés dans les malles embarquées. Pendant le rallye, un check visuel rapide au point de neutralisation et un relevé de températures moteur-boîte aident à détecter un début de surchauffe ou de desserrage avant qu’il ne devienne bloquant.
Quel matériel peut-on avoir dans sa voiture ?
Le règlement autorise seulement l’outillage de bord, un extincteur embarqué, un triangle, une trousse de secours, un jeu de courroies, un filtre à air et un filtre à gasoil neufs, deux roues de secours ainsi qu’un petit bidon d’huile moteur. Toute autre pièce doit voyager dans les malles transportées par le camion d’assistance. Cette limitation garantit la sécurité en cas de choc et évite la surcharge qui pénaliserait la moyenne de régularité.
Quelle pénalité encourt-on si le véhicule ne peut pas repartir avant la fermeture de la spéciale ?
Le règlement Dakar Classic (Annexe T7, art. 46 et 47) distingue deux cas :
- Dépassement du temps maximum (OTL) : l’équipage est classé « Out of Time Limit » et écope de la pénalité maximale prévue pour la spéciale (1 000 points). Le véhicule peut néanmoins reprendre le départ le lendemain, sous réserve d’être acheminé au bivouac et de passer la vérification technique matinale.
- Abandon sur deux spéciales consécutives ou impossibilité de présenter la voiture au parc fermé. L’équipage est exclu du rallye par la direction de course.
Ces dispositions permettent de préserver la sécurité. À noter que la spéciale ferme à heure fixe pour libérer les secours, tout en laissant une seconde chance aux concurrents capables de remettre leur véhicule en état durant la nuit.

